Stop aux pédophiles avec des enfants – L’invité du NF 13.02.14

Après les émotions du week-end de votations, où le Peuple suisse a transmis un signal fort et clair au monde politique, celui-ci doit maintenant trouver des solutions constructives et cesser ses jérémiades. Et, comme ce monde politique ne s’arrête pas, tournons-nous vers le prochain scrutin qui nous attend à la mi-mai. Parmi les quatre objets, l’initiative Marche Blanche pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants me tient particulièrement à cœur.

Quoi de plus logique que d’empêcher un pédophile d’approcher des enfants dans ses activités professionnelles ou associatives ? Comment peut-on imaginer laisser un prédateur au milieu de ses proies ? Si nous ne voulons pas remettre un loup devenu soi-disant végétarien au milieu du troupeau, cette initiative ne mérite qu’une seule réponse, le OUI !

Les arguments des opposants sont de deux natures : juridique et « sociale ». Les arguments juridiques d’abord où l’on nous assène la logique du droit et des cas particuliers pour justifier un laxisme crasse avec les pédophiles qui laisse les victimes encore plus démunies…

La deuxième catégorie d’arguments me paraît encore plus folle puisqu’elle se base sur une charité mal ordonnée : l’idée que chacun peut s’améliorer est louable mais risquée dans ce domaine. Certains veulent donc laisser une chance aux pédophiles de prouver qu’ils ont changé ou qu’ils sont guéris… Et je doute personnellement fortement de cette possibilité. Il est inacceptable de faire courir le moindre risque à des enfants qui verraient leur vie détruite par des actes abjects. Notre responsabilité étant de les protéger, la pesée d’intérêts dans la défense de la majorité doit alors nous faire pencher en faveur d’une solution très ferme.

Un pédophile n’a rien à faire avec des enfants ! Encore moins avec la bénédiction de l’Etat. Il ne s’agit pas d’une mesure inhumaine, simplement de bon sens. Et le pédophile interdit de travailler avec des enfants saura bien trouver un autre emploi ! Nous ne l’empêchons pas de vivre, simplement de nuire.

Au final, quand je pense à mes enfants, je ne voudrais jamais qu’ils courent le risque d’être encadrés par un (ex-) pédophile même si on me dit qu’il a changé, qu’il est guéri … Et vous, seriez-vous prêts à prendre ce risque ?

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Bienvenue à Sotchi ! – L’invité du NF 30.01.14

Objectif rêvé de tout athlète de haut niveau, mythe dans l’Histoire du sport mondial depuis plus d’un siècle, fierté des nations qui remportent les épreuves, les Jeux Olympiques sont aussi le lieu de tous les fantasmes, de tous les rêves. C’est là que se font et défont les mythes des champions ! Les Jeux qui s’ouvriront dans une semaine à Sotchi pourraient même faire office de cas d’école. En effet, nous n’arrivons plus à compter plus les groupes d’intérêts qui se lâchent en critiquant tant l’organisation, qui certes ne respecte pas les droits humains, qui est irrespectueuse de l’environnement, que le pays qui accueille ces JO. S’il est vrai que la Russie de Poutine n’est pas une démocratie, il est un peu facile de lui attribuer tous les maux. La Russie ne plie pas devant le politiquement correct occidental et c’est là un de ses principaux crimes dans le contexte de Sotchi pour ces groupes d’intérêts. Là où nos démocraties cèdent (trop) souvent à la mode, la Fédération de Russie tient son cap. Je ne glorifie absolument pas la Russie et son chef en niant les nombreux problèmes liés à l’omnipotence du pouvoir mais, il semble que ces JO sont le défouloir de celles et ceux qui souhaiteraient que leur culture et leur vision du monde s’étende à toute la planète sous couvert de bonnes intentions. Et ce sont souvent les mêmes qui, dans notre pays, prônent la tolérance à tout va pour les autres cultures…

Tout est politique,  nous le savons ! Et il est compréhensible que l’on profite d’un événement  planétaire pour obtenir une visibilité accrue afin de défendre une cause, aussi noble soit-elle. On peut toutefois se poser la question de savoir si toutes ces  critiques n’ont pas un effet miroir et que les critiques à Poutine portent sur  des points qui sont souvent débattus dans nos pays. Dénoncer l’autre pour se  changer soi-même, voici qui n’est pas très courageux. Les solutions de facilité ont encore de beaux jours devant elles…

Finalement, profitons de notre chance de vivre en Suisse et espérons entendre résonner de nombreuses fois notre hymne national depuis le bord de la mer Noire jusqu’au sommet de nos montagnes. Que nos athlètes aillent plus vite, plus haut, plus fort … et au diable les trouble-fête !

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Le Valais est-il devenu fou ? – L’invité du NF 16.01.14

Une affaire par ci, une pollution par là en passant par les démissions forcées et autres événements déstabilisant le tissu socio-économique de certaines régions voire de l’ensemble de notre canton. Telle est la – triste – réalité valaisanne de ces derniers mois. Si ces aléas paraissent nombreux pour une si courte période, c’est surtout leur traitement médiatique et politique qui m’interpelle…

Dans le Valais du XXIème siècle, la transparence doit être une composante de base de la vie politique et économique. Transparence oui mais … cela ne doit pas être le moyen de trouver des coupables avant des accusés et de les lyncher sur la place publique ! Ni celui de nourrir la défiance simpliste face aux autorités voire face à des medias qui osent l’esprit critique et ne se contentent pas d’être à la mode ou politiquement corrects. Trop souvent, la transparence est invoquée pour justifier des manœuvres aux buts peu avouables qui déstabilisent même les institutions.

Notre société souffre d’une perte de repères, c’est un fait. Et il semble que notre monde politique aussi ! Il met actuellement trop souvent l’envie ou l’ambition de l’un ou l’autre voire l’intérêt du parti avant même l’engagement pour le bien public, notamment pour assurer la qualité de vie de nos enfants. Evidemment, ceci est le fait d’une petite minorité, mais d’une minorité assourdissante qui a le don de se poser de manière fourbe en grande défenderesse de la veuve et de l’orphelin. Le respect et la reconnaissance des qualités de celles et ceux qui ne partagent pas les mêmes valeurs ou leurs idées ont cédé le pas à l’attaque frontale et publique afin d’essayer de grappiller quelques pourcents d’intentions de vote. Mais à quel prix et dans quel but ? Casser ce que nos aïeux ont mis des siècles à construire dans notre société uniquement pour le plaisir du changement et dans le but de remporter une victoire électorale et non politique… Le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle. Il revient à chacune et chacun d’entre nous de montrer l’exemple à nos jeunes, un exemple d’engagement altruiste et en faveur du bien public plutôt que de défendre égoïstement  nos propres intérêts.

Au final, dans le contexte actuel, il y a beaucoup de perdants, en 1er lieu notre canton qui salit lui-même son image, et peu de gagnants. Dommage ce Valais qui perd son supplément d’âme et sa personnalité et qui devient comme les autres …

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Tout simplement ! – L’invité du NF 20.12.13

Le monde de 2013 avance à une vitesse folle et le rythme auquel nous vivons actuellement nous impose de nous battre au quotidien. Dans nos activités professionnelles, nous devons batailler pour avoir du travail, pour le garder, pour faire sa place et évoluer. Dans nos familles également les exigences mutuelles ne font que d’augmenter en lien avec l’individualisation de la société et mettent les couples et les familles à rude épreuve. En bref la pression qui pèse sur chacune et chacun d’entre nous a fortement augmenté durant ces dernières années. Les anciens nous le rappellent d’ailleurs régulièrement lorsqu’ils évoquent leur passé professionnel, familial ou associatif.

Loin de moi l’idée d’être nostalgique et de regretter le bon vieux temps. Au contraire, nous vivons une époque merveilleuse et ceci est encore plus vrai dans notre pays qui a su assurer son succès. Notre qualité de vie est incroyablement bonne et nous devons reconnaître cette chance.

A l’aube de cette période de fête et après cette course quotidienne, il me semble important de profiter de ce temps de repos pour soigner la simplicité. Celle des retrouvailles en famille et entre amis, celle de profiter de son temps qu’on a pu enfin libérer, celle du partage. Simplement sourire à la vie. Pour échapper aux complications – que l’on se crée trop souvent tout seul – la période des fêtes doit être l’occasion simple de se retrouver soi-même.

C’est bien ce risque qui est probablement le plus important dans le contexte actuel, celui de se perdre et de ne plus savoir où on est, ce que l’on veut et finalement de casser involontairement tout ce que l’on a fait longtemps à bâtir. Dès lors ayons le courage de favoriser cette simplicité dans les semaines qui viennent en laissant de côté conflits, succès et argent pour revivre au plus près de soi-même et des autres.

En pensant au miracle de Noël, je souhaite le meilleur à chacune et chacun pour cette période magnifique et emplie d’amour. Et je suis persuadé que la course quotidienne recommencera suffisamment tôt… au plus tard en 2014.

Joyeux Noël !

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Monsieur le Président – L’invité du NF 05.12.13

Le mois de décembre n’est pas seulement celui du temps de l’Avent ou de l’arrivée de l’hiver. Il est aussi le moment d’élire nos Présidents des Chambres fédérales et du Conseil fédéral.

Si le tournus annuel de la Présidence du Conseil national et du Conseil des Etats semble convenir à tous, certaines voix se sont dernièrement élevées afin de proposer un renforcement de celle du Conseil fédéral. Si le système actuel a ses inconvénients, notamment le manque de suivi dans les contacts internationaux, il a aussi un certain nombre d‘avantages. En effet, la présidence tournante du Conseil fédéral, en permettant à chaque parti d’occuper cette haute fonction, favorise le respect des idées différentes et des personnes qui les portent. Mais, le plus important dans un pays multiculturel est de permettre à chaque région, à chaque groupe linguistique et à chaque culture de se trouver à la tête de notre gouvernement. Si notre compréhension mutuelle est grande, il ne faut pas négliger l’importance de ce symbole qui contribue à notre unité nationale. Au-delà du poids du nombre, Romands, Tessinois et même Romanches savent qu’ils pourront présider aux destinées de notre pays.

Cette manière de faire, adaptée à notre état fédéral, est issue des équilibres qui se sont bâtis et renforcés durant de nombreux siècles et qui sont actuellement soumis à une forte pression. En effet, mondialisation et urbanisation croissante poussent à une uniformisation et à une centralisation dans tous les domaines. Le champ politique n’échappe pas à la règle et le risque est réel de voir la Suisse évoluer dans le sens d’une
démocratie sans nuance, centralisée à la « française » dans laquelle le respect du destin des minorités s’estompe. La situation du Valais, de toutes les régions périphériques et des minorités qui peinent aujourd’hui à se faire entendre est un signe tangible de cette tendance.

Renforcer la présidence du Conseil fédéral, c’est affaiblir encore un peu plus le modèle suisse du consensus et du fédéralisme. Un Président fort casserait les équilibres politiques, sociaux et culturels en donnant davantage de pouvoir à un parti et à une région de notre pays. Un tel acte ne manquerait pas de générer rapidement frustrations et tensions.

Si changement il devait néanmoins y avoir, il devrait être accompagné d’une réforme institutionnelle visant à moderniser notre démocratie et à redonner davantage de poids au fédéralisme qui perd chaque jour de sa réalité.

A ceux qui plaident pour un renforcement de la présidence du Conseil fédéral, un président tout-puissant plairait davantage aux médias mais laisserait, à terme, sur le bord de la route les régions les plus éloignées de la capitale. Finalement, quand la présidence de la Confédération nous paraît faible, c’est principalement en raison de la personnalité qui occupe ce poste plutôt que par son statut institutionnel.

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Complexes de riches – L’invité du NF 22.11.13

Depuis quelques temps, surgissent des propositions visant à entraver – les tenants de l’économie planifiée diront à cadrer– le développement de notre économie. Initiative Minder, Lex Weber, 1 :12, salaires minimaux, LAT, etc. etc. Notre capacité de générer de la richesse et des emplois est ainsi restreinte et soumise à un contrôle toujours plus fort. Ces propositions suicidaires sont faites sans une vision globale du développement de notre société et sans en peser les conséquences à long terme.

Dans une Europe en proie à une crise durable, notre pays fait figure d’exception et est souvent cité comme modèle de succès. C’est ce bien-être supérieur à la moyenne qui fait penser à certains que cette situation est acquise pour toujours et qu’on peut désormais se permettre tout et n’importe quoi dans la régulation de la société et du marché. Penser cela, c’est omettre que la stabilité politique et la flexibilité du travail sont la force de notre pays.

La stabilité politique d’abord que nous mettons à rude épreuve en générant de l’incertitude : dans les investissements avec la Lex Weber et la révision de la LAT, sur la pratique salariale avec 1 :12, les salaires minimaux et sur le cadre fiscal avec l’impôt sur les successions ou la suppression de l’impôt forfaitaire.

Les conséquences de ces propositions sont dramatiques pour notre pays ! Mais, le pire, c’est que nous nous demandons tous quelle sera la prochaine étape qui plombera un peu plus la compétitivité de la Suisse et du Valais. Dans ce flou, les investisseurs, désécurisés, renoncent à engager des moyens pour bâtir ou entreprendre.

La flexibilité du marché du travail ensuite. Contrairement à certains de nos voisins, les Suisses ont encore envie de travailler. Il y a longtemps que nous avons compris que les réglementations trop strictes dans le domaine de l’emploi sont contreproductives tant pour les employeurs que pour les employés. Tout en rejetant les abus salariaux et l’indécence des très hauts et des très bas salaires, force est de constater qu’à vouloir « surréglementer » l’emploi, les entreprises renoncent à engager ou délocalisent leurs activités dans un pays souple avec la main d’œuvre. Si nous sommes parvenus à maintenir cette flexibilité, elle est aujourd’hui en danger ! Et nous autres Romands qui aimons railler le modèle français et la mentalité d’assisté qu’il génère, ferions bien de balayer devant notre porte et de nous battre contre ces idées « révolutionnaires » avant de nous réveiller dans la même situation.

Nous ne devrons jamais oublier que le Valais, mais aussi la Suisse, a souffert pendant de nombreux siècles de la pauvreté. Cette pauvreté qui a notamment poussé de nombreuses personnes à l’émigration n’est pas si éloignée dans le temps.  Ces propositions coupées de la réalité, même si elles partent d’un bon sentiment, pourraient bien nous renvoyer dans la misère.

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Familles je vous aime, familles je vous hais – L’invité du NF 08.11.13

La campagne pour les votations du 24 novembre prochain sur  l’initiative pour la famille met en évidence le malaise de certains  « bien-pensants » avec le concept même de famille. Les opposants à  cette initiative, pourtant simple et logique, tombent rapidement dans le jugement de valeur et imposent très vite comme « normaux » les modèles qui voient les parents consacrer la majorité de leur énergie à gonfler les bénéfices des multinationales plutôt que de « perdre leur temps à effectuer les tâches ingrates » d’éducation de leurs enfants. Pire, on se permet souvent de rabaisser la maman ou le papa – oui oui – qui décide de s’investir plutôt que d’investir dans la prise en charge de sa progéniture. Aux tenants de l’ordre nouveau de parler de choix rétrograde et finalement dépourvu de valeur.

Au XXIème siècle, nous devrions comprendre que la famille, sous toutes ses formes reste la cellule de base de notre société et le principal lieu de transmission des valeurs.  Nous avons donc l’opportunité de faire en sorte que dans les familles, chaque membre puisse s’épanouir. Pour certains, cela passe par une carrière professionnelle couplée à la vie de famille, pour d’autres par une présence accrue à domicile et une période consacrée uniquement aux enfants. De quel droit les partis politiques ou l’Etat devraient juger de la pertinence du mode d’organisation de chaque famille ? La responsabilité individuelle doit et devra rester au cœur de nos décisions ! Et celles et ceux qui trouvent des solutions sans recourir d’emblée à la main publique encouragés.

Plus concrètement, la situation a fortement évolué : la garde des enfants par les parents, les grands-parents (à ne pas sous-estimer à une époque où ils sont très souvent mis à contribution) ou des proches n’est plus toujours prépondérante. Cela ne veut pas dire que ce modèle n’est plus adapté et est dépassé. C’est de la responsabilité des autorités de fixer des conditions cadres qui permettent aux familles d’avoir la liberté de choix la plus grande dans leur mode d’organisation. La politique familiale en Suisse reste lacunaire et notre pays devrait peut-être prendre exemple sur notre canton qui fait figure de modèle en la matière. C’est d’ailleurs le cas avec cette initiative puisque sa mise en vigueur pour les impôts cantonaux et communaux a obtenu, à l’époque, le soutien de la très grande majorité des Députés valaisans. Pour certains ce qui est bon pour le Valais ne semble pas bon pour la Suisse …

Au final, le soutien aux familles doit être un souci permanent des collectivités, qu’on opte pour la garde au sein du tissu familial ou en structure d’accueil, c’est un investissement dans l’avenir de notre pays.

A tous les opposants à une remise à niveau fiscale des différents modèles familiaux, merci de laisser le choix de l’organisation familiale à la famille elle-même !

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La Suisse doit rester fidèle à elle-même

Les Valaisans aiment le 1er août. Non seulement car il s’agit de faire la fête et que nous apprécions particulièrement ces moments de partage et d’amitié mais plutôt car il nous renvoie à cette image de l’origine de la Suisse. Un pays simple, montagnard, attaché à ses valeurs, fier de son histoire, de sa neutralité et de son indépendance. Un pays qui s’est bâti solidement et qui est devenu un Etat envié de tous car il a su tirer profit des particularités de chaque région, de chaque canton et de faire de cet obstacle un avantage.

Ces derniers mois, cette image a été mise à mal tant en Suisse qu’en Valais.

Cette petite Suisse attaquée de toutes parts a parfois de la peine à trouver sa voix dans une Europe économiquement à la peine qui cherche à récupérer chaque centime qu’il est possible de grapiller. Et ce n’est pas le populisme que s’intègre chaque année davantage à la politique fédérale qui simplifie les choses. Les élus ne doivent jamais oublier qu’ils sont les représentants du Peuple et se doivent de rechercher l’intérêt général avant tout. Cette Suisse qu’on voyait si sûre s’avère parfois hésitante, chancelante et surtout divisée.

Mais l’image de notre Confédération a aussi été écornée dans notre canton. Si cela n’est pas vraiment nouveau – on est Valaisan avant d’être Suisse – les proportions prises ces derniers temps m’inquiètent et me chagrinent. Nous avons l’impression que nos amis Confédérés ne nous comprennent plus et, pire, ne respectent plus nos différences. Ceci est un fait nouveau dans un pays qui tire sa richesse du consensus, de cette habitude à rechercher des solutions au 1er abord imparfaites et qui prennent du temps mais des solutions qui ont fait, et font encore, le succès du modèle suisse. Il ne s’agit évidemment pas d’attaques contre notre canton, comme pensent certains, mais d’une lame de fond qui est bien pire et beaucoup plus dangereuse. Les Suisses, qui sont de plus en plus urbains et uniformisés par la mondialisation, comme de très nombreux autres pays, pensent que ce qui est bon pour une ville du Plateau est aussi bon pour un village typique des Alpes. Ce n’est pas le cas, un point c’est tout. Mais il nous revient de leur expliquer cela pour que la Suisse redevienne cet îlot de compréhension entre les langues, les cultures et les régions.

Je ne veux pas non plus, en ce jour de Fête nationale, laisser le mauvais rôle à nos amis des autres cantons. Je pense que nous autres avons aussi, en bons Valaisans, à approcher les problèmes différemment et à convaincre plutôt que de compter sur la compassion et l’amitiés des autres. Le Valais, grâce à la nature mais aussi et surtout grâce aux Valaisannes et aux Valaisans, ceux d’hier qui se sont battus pour sortir de la misère et ceux d’aujourd’hui qui ont gardé cette persévérance et ce goût de l’effort, n’a pas à rougir de sa situation. Au contraire, il peut et doit être fier d’avoir conservé ce petit supplément d’âme. Pour combien de temps encore…

Chers amis, il me reste à conclure sur une note positive en réconciliant le Valais et la Suisse. Je ne doute pas une seconde que nous parviendrons à traverser les épreuves actuelles en profitant une nouvelle fois des défis qui nous attendent. Pour cela, tirons tous à la même corde et voyons tout ce qui nous rapproche plutôt que les rares points qui nous divisent. Ceci vaut tant pour le Valais que pour la Suisse.

Vive le Valais et vive la Suisse !

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Transition énergétique « light »

Après plus d’un an de délibérations, le Parlement a accepté un texte qui vise à augmenter les moyens à disposition des énergies renouvelables tout en soutenant les entreprises qui souffrent du prix de l’énergie dans le contexte international. Ces propositions entrant en vigueur en janvier 2014 déjà, le rythme de travail a été soutenu.

Ce développement a permis d’aller dans le sens souhaité par le Conseil fédéral dans le contexte de la sortie du nucléaire tout en privilégiant une solution consensuelle dont tous, ou presque, pourront profiter.

Tous les détails sous http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20120400

Dans ce dossier, comme président de la sous-commission qui a traité cet objet et par conséquent délégué de la commission du National devant la commission sœur des Etats, j’ai eu personnellement la chance d’apprendre énormément et rapidement sur le fonctionnement de nos deux Chambres ainsi que sur les processus législatifs. Je suis ainsi encore mieux armé pour poursuivre mon mandat dans l’intérêt du Valais et de la Suisse.

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Un pont sur l’Alpengraben

http://www.pdc.ch/filtre-des-actualites/national/article/archive/2013/april/article/un-pont-sur-lalpengraben/?tx_ttnews%5Bday%5D=02&cHash=c02f6ef07b7e1cacb54c39fd0bcb8e60

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Cantonales valaisannes 2013

Voici les candidats PDC au Grand Conseil, pour le district de Monthey, liste 2:

Plus d’infos sur le site du PDC du district de Monthey.

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MERCI !

A toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance ainsi qu’à toute la liste numéro 1 pour les élections communales.

Les défis qui attendent Collombey-Muraz sont nombreux et l’équipe que vous avez soutenue est prête à les relever. Merci de votre confiance et de votre soutien. A nous de nous en montrer dignes.

 

Afin d’appuyer notre action, un Conseil général fort et disposant d’un esprit critique constructif est indispensable. La liste numéro 1 vous offre des candidates et des candidats de valeur qui sont prêts à s’engager pour l’avenir de notre commune. Merci d’avance de votre soutien à ces 33 personnes !

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Collombey-Muraz : le 14 octobre soutenez la liste numéro 1

Des personnalités tournées vers l’avenir (de g. à d. Didier Cazorla, Yannick Buttet, Sandra Cottet Parvex, José Sotillo, Jean-Pierre Veuthey et Jean-Luc Planchamp)

Les élections communales approchent, les listes dans notre commune de Collombey-Muraz sont connues et, tous partis confondus, ce ne sont pas moins de 17 candidates et candidats qui se mettent à disposition de notre population pour siéger à l’exécutif communal.
Dans une période où il est toujours plus difficile de trouver des personnes qui acceptent de se proposer au vote, une telle foison est le signe du dynamisme de notre démocratie locale.

Dans ce contexte, le PDC a souhaité proposer à la population des personnalités ouvertes et compétentes qui sont prêtes à construire le futur de notre collectivité. Je me réjouis de collaborer avec  Sandra, Didier, Jean-Luc, José et Jean-Pierre durant cette campagne et, si le Peuple le décide, durant les 4 prochaines années.

Notre commune se trouve à un tournant de son histoire. Son développement très rapide, lié à l’accroissement constant de la population, pose de nombreux défis tant du côté des infrastructures qui seront indispensables à notre avenir que de la cohésion sociale qui doit être favorisée. Parallèlement, nos institutions politiques et notre administration communale devront s’adapter au XXIème siècle et assurer une écoute et une transparence encore plus grande envers la population. La baisse du nombre de Conseillers municipaux de 9 à 7 ainsi que l’introduction d’un Conseil général vont déjà dans ce sens.

Il est temps de mettre l’accent sur la qualité de vie !

Les 6 candidats du PDC le savent et s’engagent dans ce sens. N’hésitez pas à voter et faire voter la liste numéro 1.

Mais il y a aussi d’autres élections et je vous recommande de soutenir notre candidat au poste de juge, Monsieur Philippe Schmid, personne compétente, engagée et expérimentée, ainsi que nos candidats au Conseil bourgeoisial, MM. Gérard Parvex, Yvan Roch et Loris Paniz.

Merci d’avance de votre soutien dans l’élection du 14 octobre prochain et dans la construction de l’avenir de Collombey-Muraz

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Nos lois doivent être respectées par tous !

Pour celles et ceux qui auraient râté Infrarouge hier soir…

http://www.rts.ch/video/emissions/infrarouge/4283386-gens-du-voyage-comment-cohabiter.html

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Gitans : De vraies solutions !

Chaque année, notre canton connaît des problèmes avec les gens du voyage qui, faisant fi de tout respect tant de la loi que des bonnes mœurs, nous imposent leur présence envahissante. L’épisode que vit actuellement la commune de Monthey avec près de 800 gitans squattant un terrain agricole, menaçant de mort les locataires et intimidant la population locale, met une nouvelle fois en lumière cette problématique.
Les réactions légitimes des propriétaires, locataires, tout comme de la population demandent simplement que la propriété privée et la loi soient respectées. Notre sentiment immédiat est un sentiment de colère et d’injustice. Ras le bol de ces comportements intolérables!

Source: Le Nouvelliste, 25.07.2012. Article ici.

Si, à l’instar de la droite nationaliste, il est plus simple – et surement électoralement plus porteur -de crier avec les loups, je préfère pour ma part la recherche de vraies solutions pour ne plus être importuné à l’avenir par ces sans-gêne.

Concrètement, il est illusoire de penser que la police puisse déloger 800 personnes et la situation vécue dans le Chablais nous fera rager jusqu’au délai « négocié » par la police cantonale. Ce que nous devons faire maintenant c’est assurer une base légale empêchant ce genre de situation de se reproduire. Chaque année une nouvelle commune vit cette politique du fait accompli, cela suffit ! Comme les communes et les cantons sont dépassés par cette présence de gitans sur leur territoire, la Confédération doit prendre des mesures pour faire respecter le droit.

Pour ma part, je déposerai, lors de la prochaine session parlementaire, une intervention demandant au Conseil fédéral de prendre des mesures urgentes afin d’empêcher l’accès à notre territoire aux gitans ayant eu des comportements inadéquats, notamment ceux ne respectant pas la propriété privée. Pour les autres, une procédure doit être coordonnée au niveau fédéral afin d’accompagner ces gens du voyage lors de leur transit afin d’assurer une présence policière à leur côté dès leur arrivée dans notre pays et ce jusqu’à leur sortie de notre territoire.

Au final les gens du voyage sont bienvenus chez nous pour autant qu’ils respectent scrupuleusement nos lois et nos usages, ce qui n’est actuellement pas assez le cas.

Yannick Buttet
Conseiller national

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