Renforcer nos communes – L’invité du NF 02.06.14

Pour celles et ceux qui sont attachés au principe de subsidiarité qui veut que la collectivité la plus proche des citoyens puisse disposer de toutes les compétences possibles et que seules les questions nécessitant un traitement coordonné soient transmises à l’échelon supérieur, les temps sont noirs. En effet, la tendance à la centralisation se confirme année après année et les cantons perdent petit à petit de leur pouvoir face à une Berne fédérale qui s’impose davantage dans tous les domaines. Ce constat confirme l’importance pour chaque canton de renforcer sa présence auprès des autorités fédérales afin de faire entendre sa voix.

Cette tendance à la centralisation n’épargne pas notre canton et chaque jour nos communes perdent des compétences – et des moyens financiers – au profit de l’Etat cantonal. Il ne s’agit nullement d’opposer les trois niveaux politiques entre eux mais simplement de se demander qui de la commune, du canton ou de la Confédération sont plus à même de remplir chaque tâche au profit des citoyens.

Cette impression actuelle que les instances les plus grandes répondent mieux aux besoins ne correspond évidemment pas toujours à la réalité. Abstraction faite des micro-communes vouées légitimement à la fusion pour maintenir des services à la hauteur des attentes des habitants, nos communes permettent une proximité entre individus et autorités indispensable au bon fonctionnement de nos institutions. En effet, les citoyens ont un contact direct et régulier avec les élus communaux, ce qui permet aux collectivités locales de pouvoir, plus aisément, rester en phase avec les besoins et les attentes de chacun. La commune est le lieu où citoyens et autorités se regardent les yeux dans les yeux, celui des solutions sur mesure. L’échelon communal permet effectivement de dépasser la sacro-sainte égalité réductrice et d’accepter que les meilleures solutions, celles qui sont adaptées aux besoins locaux, ne sont pas les mêmes partout.

Les pays centralisateurs montrent leurs limites au quotidien et dans notre pays où la démocratie directe est vécue et les différences respectées, maintenons à nos communes la place qu’elles méritent pour garder un canton proche de ses habitants. Renforcer nos communes, c’est l’un des gages de notre succès futur.

Catégorie: Non classé | Laisser un commentaire