Pour une classe moyenne forte – L’invité du NF 23.04.14

La campagne sur le salaire minimal est l’occasion de reparler d’une composante indispensable de notre économie, le partenariat social.

Depuis de nombreuses années, notre pays vit un succès envié de nombre de nos voisins et bien au-delà. Le miracle économique suisse ne réside pas uniquement dans la création de richesse au-dessus de la moyenne mais surtout dans la capacité qu’ont eu nos parents et nos grands-parents à redistribuer cette richesse en assurant une classe moyenne forte et nombreuse, gage de la stabilité de notre économie et garante de notre politique consensuelle évitant les excès.

Ce résultat extraordinaire est aussi le fruit du partenariat social qui a permis de ne pas voir les contacts entre employeur et employé uniquement comme un rapport de force et comme la lutte du prolétariat contre des patrons sans cœur aux poches débordant de billets de banque. Les Suisses ont eu le bon sens de penser le partenariat social de manière constructive, ce qui permet par exemple à l’employé d’avoir une très grande conscience professionnelle et à l’entrepreneur d’avoir le souci du bien-être de ses ouvriers. La réalité a dépassé l’idéologie et c’est tant mieux.

Le partenariat social a permis de trouver des solutions adaptées à chaque situation en tenant compte de la branche économique, de la région, de la conjoncture, etc. Cette intelligence a permis la progression de notre économie et de la qualité de vie des employés. Finalement, le partenariat social a mieux fonctionné que la grève…

Dans le contexte actuel de mondialisation, le maintien de ce partenariat social est un réel défi. Ne tombons pas dans les travers vécu par les pays à la tradition de confrontation et assurons ainsi pour l’avenir une répartition juste des richesses. Ces règles négociées entre PME et syndicats doivent aussi permettre de combattre la sous-enchère salariale qui a des répercussions négatives sur tous les acteurs économiques suisses. Renforcer le partenariat social permet d’assurer des revenus décents aux employés de demain et le maintien d’une économie helvétique prospère qui laisse l’être humain au centre.

La mondialisation va nous pousser à resserrer les liens entre patronat et employés pour le bénéfice de tous, ne nous trompons pas de combat.

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