Une bonne intention aux conséquences néfastes – L’invité du NF 20.04.14

Une bonne intention que de vouloir améliorer la situation financière des employés, mais ce n’est pas à l’Etat de régler les questions de rémunération !

Le partenariat social en Suisse et en Valais fonctionne même s’il peut être renforcé. Cependant, n’oublions pas qu’un même salaire minimum pour toute la Suisse ne génère pas la même qualité de vie à Zurich qu’en Valais. De plus, ce salaire minimum imposerait une pression insupportable dans certaines branches en Valais, en particulier dans l’agriculture et le tourisme. Et, personne ne parle des saisonniers et employés temporaires ! Ces travailleurs, sans vouloir les stigmatiser, n’assument pas les mêmes coûts sociaux que les travailleurs vivant en Suisse mais toucheront eux-aussi le salaire minimum le plus élevé d’Europe ! Même l’Allemagne, grande puissance économique, débat d’un salaire minimum à environ… 10 frs de l’heure !

Au-delà de ces éléments, il y a un risque d’exclusion des plus faibles. Si l’employeur se voit contraint de payer 4’000 francs de salaire, il optera pour des employés plus qualifiés. Ainsi, les personnes sans qualification et celles dont la productivité est moindre seront exclues du marché du travail et ne toucheront plus de revenus…

La question des apprentis est plus grave encore. L’initiative cantonale impose de rémunérer davantage les apprentis, de 760 francs la 1ère année à 2275 francs en 4ème année ! Ces salaires élevés seront un obstacle supplémentaire pour les patrons qui croient encore et toujours dans la force et la pertinence de l’apprentissage.

Parallèlement à cela, l’introduction d’un salaire minimal pour tous démotivera peut-être certains jeunes à se former.  En effet, à 15 ans, il n’est pas sûr que tous les jeunes soient conscients de l’importance de la formation alors que l’argent frais coulera facilement, soit 4’000 francs par mois pour un emploi peu ou non qualifié… Cet affaiblissement de la formation serait non seulement un coup dur pour notre pays dont le niveau de qualification reste un atout majeur de notre économie, mais aussi un risque accru de  précarisation.

Afin de protéger notre économie mais surtout nos travailleurs, refusons cette initiative qui pénalisera la majorité de ceux qu’elle prétend aider.

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Commentaires

  1. De: Svetlana|31 juillet 2014 - 19:46

    si tu veux l’avis d’un vieux pirate le punch est bien trop clair ,( bon j’ai jamias bu de punch en suisse) ce qui est sur , c’est moins dangereux q’hier a 130 sur l’autoroute ^^