Familles je vous aime, familles je vous hais – L’invité du NF 08.11.13

La campagne pour les votations du 24 novembre prochain sur  l’initiative pour la famille met en évidence le malaise de certains  « bien-pensants » avec le concept même de famille. Les opposants à  cette initiative, pourtant simple et logique, tombent rapidement dans le jugement de valeur et imposent très vite comme « normaux » les modèles qui voient les parents consacrer la majorité de leur énergie à gonfler les bénéfices des multinationales plutôt que de « perdre leur temps à effectuer les tâches ingrates » d’éducation de leurs enfants. Pire, on se permet souvent de rabaisser la maman ou le papa – oui oui – qui décide de s’investir plutôt que d’investir dans la prise en charge de sa progéniture. Aux tenants de l’ordre nouveau de parler de choix rétrograde et finalement dépourvu de valeur.

Au XXIème siècle, nous devrions comprendre que la famille, sous toutes ses formes reste la cellule de base de notre société et le principal lieu de transmission des valeurs.  Nous avons donc l’opportunité de faire en sorte que dans les familles, chaque membre puisse s’épanouir. Pour certains, cela passe par une carrière professionnelle couplée à la vie de famille, pour d’autres par une présence accrue à domicile et une période consacrée uniquement aux enfants. De quel droit les partis politiques ou l’Etat devraient juger de la pertinence du mode d’organisation de chaque famille ? La responsabilité individuelle doit et devra rester au cœur de nos décisions ! Et celles et ceux qui trouvent des solutions sans recourir d’emblée à la main publique encouragés.

Plus concrètement, la situation a fortement évolué : la garde des enfants par les parents, les grands-parents (à ne pas sous-estimer à une époque où ils sont très souvent mis à contribution) ou des proches n’est plus toujours prépondérante. Cela ne veut pas dire que ce modèle n’est plus adapté et est dépassé. C’est de la responsabilité des autorités de fixer des conditions cadres qui permettent aux familles d’avoir la liberté de choix la plus grande dans leur mode d’organisation. La politique familiale en Suisse reste lacunaire et notre pays devrait peut-être prendre exemple sur notre canton qui fait figure de modèle en la matière. C’est d’ailleurs le cas avec cette initiative puisque sa mise en vigueur pour les impôts cantonaux et communaux a obtenu, à l’époque, le soutien de la très grande majorité des Députés valaisans. Pour certains ce qui est bon pour le Valais ne semble pas bon pour la Suisse …

Au final, le soutien aux familles doit être un souci permanent des collectivités, qu’on opte pour la garde au sein du tissu familial ou en structure d’accueil, c’est un investissement dans l’avenir de notre pays.

A tous les opposants à une remise à niveau fiscale des différents modèles familiaux, merci de laisser le choix de l’organisation familiale à la famille elle-même !

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